A peine mise sur place, l’antenne de l’AJEPH à Herico a déjà commencé à dérouler sa feuille de route. Parmi les nombreux objectifs que se sont fixés les membres de cette nouvelle équipe, figure l’expérimentation de la culture de pommes de terre et du Haricot.

Sur le terrain, les travaux de désherbage, de défrichage et de traçage des carrés ont déjà commencé. Pour cette première saison, 310 kg de pommes de terre et 6 kg de haricot, répartis entre les villages organisés en groupements associatifs, seront expérimentés.

Un travail préalable a déjà été fait par les initiateurs du projet.  Ils se sont rendus à TIMBI MADINA (Timbi, c’est le grenier de la culture de pomme de terre en Guinée) pour acquérir certaines connaissances pour la production de cette denrée qui se développe fortement dans la région du Fouta.

Après cette visite de terrain à Timbi, s’en est suivi deux (2) ateliers de formation théorique et pratique à l’attention des groupements visés par le projet à Herico. Ces ateliers furent assurés par M.BARRY Moustapha et M.Korka DIALLO, respectivement venus de Lelouma centre et de Timbi et, qui ont à leur actif  une expérience avérée  dans le domaine. Une démarche de partenariat est en vue d’être scellée entre la fédération paysanne de la moyenne guinée, la plate forme de Timbi  et l’AJEPH.

Interrogé, Mr Aliou Tyndall DIALLO, un acteur de 1er plan pour ce projet, précise : «  c’est une réelle satisfaction de voir la production de la pomme de terre et du haricot devenir une réalité dans la S/P de Herico. Vous savez, nos mères et nos sœurs ont longtemps souffert avec la culture des champs de taros (Diabhèrès), qui demande assez d’efforts et de temps. De nos jours, on n’en consomme pas. Donc, il fallait réfléchir à un projet générateur de revenu comme la pomme de terre à l’image de Timbi Madina qui a réussi à se développer grâce à cette culture».

Plus loin, Mr DIALLO, renchérit, « notre sous-préfecture dispose de domaines très fertiles à cette culture. Il suffit juste d’y croire. Avec peu de moyens et d’accompagnement, c’est possible d’arriver à un travail bien accompli. L’avantage est que nous sommes organisés en de petits groupements très dévoués pour la cause. La terre ne trahit pas, conclut-il »

La pomme de terre et le haricot sont des denrées très consommées et coûtent chères. Un 1kg de pommes de terre se négocie entre 8 000 FG à 9 000 FG, selon les contrées.

C’est un projet d’une grande portée notamment par son enjeu de création d’un modèle d’emploi en milieu rural, compte tenu du peu d’opportunités qu’offrent les autres secteurs d’activités. Ça pourrait être aussi un moyen de trouver  une occupation pour les jeunes très orientés vers l’exode et l’immigration.

                                                                   DIALLO Ibrahima, pour Herico.org